18/06/2011

OUBLIER L’ANTIPSYCHIATRIE ? (Pierangelo Di Vittorio)

Ce texte est extrait de l'ouvrage intégralement consultable en ligne : Psychiatries dans l'histoire. Actes du 6e congrès de l’Association européenne pour l’histoire de la psychiatrie publiés sous la direction de Jacques Arveiller.

 

OUBLIER L’ANTIPSYCHIATRIE ?

par Pierangelo Di Vittorio

(Psychiatries dans l’histoire, J. Arveiller (dir.), Caen, PUC, 2008, p. 313-322)

On pourrait d’entrée de jeu dénoncer le subtil coup de force contenu dans ce titre et renverser la question : l’antipsychiatrie est une affaire réglée, pourquoi faudrait-il s’en souvenir ? Dans un contexte historique où la psychiatrie a du mal à garder ou à retrouver une identité quelconque, la référence à l’antipsychiatrie est un choix qui relève du jugement de chacun. Il n’empêche que ces choix pourraient être tous fondés sur un préjugé, à savoir que l’antipsychiatrie est un objet aux contours définis, un phénomène simple, univoque et qu’on peut observer sans crainte de s’égarer ou de se tromper. Pourtant l’antipsychiatrie ressemble plutôt à un Janus, son visage est doué d’une opacité redoutable et si l’on veut essayer de la saisir il faut accepter le risque de rentrer dans le jeu des perspectives. L’antipsychiatrie a deux faces différentes et collées directement l’une sur l’autre. Peut-on les séparer ? Peut-on les arracher l’une à l’autre ? Peut-on oublier une face et se souvenir de l’autre ?

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