23/12/2011

« Inquiète ton voisin comme toi-même », par Gérard Rabinovitch

« L'anxiété demeure pratiquement entière devant le fait qu'aucune conditions sociétales qui ont rendu Auschwitz possible n’a véritablement disparu et qu’aucune mesure efficace n’a été prise pour empêcher ces possibilités et ces principes de produire des catastrophes de même nature que celle d’Auschwitz ; comme l’a récemment énoncé Leo Kuper, "l’Etat territorial souverain réclame, comme partie intégrante de sa souveraineté, le droit de commettre un génocide ou de perpétrer des massacres génocidaires contre les peuples soumis à son autorité et l’ONU, en pratique, défend ce droit." (…) Derrière cette alliance se tient fermemement l’Etat « jardinier » moderne, qui considère la société qu’il gouverne comme un objet à dessiner, cultiver et à débarasser de ses mauvaises herbes. »

(Zygmunt Bauman, Modernité et holocauste)

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« Inquiète ton voisin comme toi-même »

Notes critiques sur Modernité et Holocauste de Zygmunt Baumann

Gérard Rabinovitch

2003

 

Résumé.

Le nazisme demeure, malgré la profusion maintenant des travaux des historiens, un non-pensé de l’Occident. L’auteur commente, ici, la thèse du sociologue Zygmunt Baumann qui inscrit l’extermination des Juifs dans la logique instrumentale de la modernité, via les schèmes de l’action bureaucratique et l’établissement criminel d’un principe « d’ingénierie sociale ». S’il salue la percée bienvenue de cette construction, il en pointe aussi une insuffisance. Il y a dans le nazisme un précipité de destructivités fondamentales, de jouissances thanatophiles, dont la thèse de Baumann ne parvient pas à rendre compte.

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18:45 Écrit par anormopathe dans Articles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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