07/06/2011

L'enfance sous contrôle (Marie-Pierre Jaury)

L'enfance sous contrôle

Documentaire de Marie-Pierre Jaury

(C.N.R.S., 2009)

 

Note de présentation par l'Association Les Papas = Les Mamans :

 

La délinquance est-elle une maladie dépistable dès le plus jeune âge ? Comment, avec le renfort des neurosciences et de la psychiatrie, nos sociétés mettent l’enfance sous surveillance.

En France, en 2005, un rapport de l’INSERM intitulé "Les troubles de conduite chez l’enfant et l’adolescent" suscite un tollé chez une partie des professionnels de la santé mentale et de l’enfance. Ceux-ci accusent l’organisme de prôner la mise sous surveillance généralisée des tout-petits (dès l’âge de 3 ans), sous l’influence de la psychiatrie comportementaliste anglo-saxonne, légitimant ainsi une idéologie sécuritaire en pleine expansion. Car il s’agit aussi de repérer les futurs délinquants potentiels afin de prévenir ce qu’un député appelle leurs "comportements déviants". Une vision qui détermine déjà les politiques sanitaires et sociales dans des pays aussi variés que le Canada (Québec compris), l’Allemagne ou la Grande-Bretagne.

À chaque trouble sa molécule

Des sciences en pleine expansion comme l’éthologie et la neurobiologie, et avant elles la génétique, recherchent des causes physiologiques aux comportements "antisociaux". Une batterie de tests, de plus en plus répandus, vise à les diagnostiquer de plus en plus tôt, censés déceler l’"anormalité" des colères, des angoisses ou de la difficulté à se concentrer. Et partant, de les soigner par diverses molécules administrées de façon croissante aux jeunes enfants, du Prozac à la Ritaline. Le vol, le mensonge, la violence, sont ainsi identifiés comme symptômes de ces "troubles de conduite" classés par la bible de la psychiatrie américaine, le DSM (Diagnostic and statistic manual), parmi plus de quatre cents pathologies - contre soixante il y a 40 ans. Avec clarté et concision, en allant à la rencontre des chercheurs et des cliniciens dans les différents pays concernés (ainsi qu’en Suisse et en Belgique), à l’écoute des arguments de part et d’autre, ce film fait le point sur les racines scientifiques et sociales de cette volonté de contrôle, comme sur ses possibles conséquences.

Voir le documentaire (52 min.) :

10:45 Écrit par anormopathe dans Vidéos, audio | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/05/2011

Les Médicamenteurs (Stéphane Horel)

LesMedicamenteurs.jpg

 

DescriptifLe médicament : enfin un domaine où personne ne détrônera la France. Les Français sont-ils vraiment plus malades que le reste de l¹humanité ? Ou bien y a-t-il d¹autres explications à cette boulimie ? En mêlant interviews de fond et séquences d¹animation en pâte à modeler, ce documentaire embarque les téléspectateurs dans le parcours du médicament au sein du système de santé français. Matérialisée par le décor d'une ville médicament, Pharmacity, cette promenade guidée ne néglige aucune étape. Des essais cliniques à la mise sur le marché, de l'évaluation thérapeutique à la fixation du prix, du matraquage marketing aux effets secondaires subis en bout de chaîne par les patients, les pouvoirs publics et l'industrie pharmaceutique y sont questionnés sans détours sur leurs responsabilités.

Voir le reportage (1re partie) :


16:16 Écrit par anormopathe dans Vidéos, audio | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/05/2011

Un monde sans fous ? (Philippe Borrel)

jacquetteFous.JPG

 

Un monde sans fous ? 

par Philippe Borrel

Qu'est-ce qu'un soin psychique? Peut-on traiter la maladie mentale comme toute autre pathologie? Pourquoi tant de grands malades échappent au soin, au point où on les retrouve massivement dans la rue ou en prison? (...)

Retrouvez dans sa version longue (67mn) le documentaire de Philippe Borrel produit par Cinétévé en coproduction avec le Forum des images et diffusé le 13 avril 2010 sur France 5. Ainsi que l'intégrale des entretiens réalisés.

Le documentaire s'ouvre sur une tombe, celle d'un homme de 42 ans mort dans la rue, faute d'avoir trouvé un lieu où vivre sa schizophrénie. Une entrée violente pour parler de la folie et des failles de la prise en charge. Comment en est-on arrivé là? Quelles politiques médicale, sociale, judiciaire et économique sont à l'œuvre dans cette exclusion? La psychiatrie est-elle une discipline normative ou humaniste? A l'heure du tout sécuritaire et du tout mesurable, c'est à ces questions que répondent les témoignages et les entretiens de ce documentaire.

L'intégrale des entretiens sont rassemblés dans un livre édité au Champ social, et proposés en vidéos ci-dessous.

 

Pour voir le documentaire et entretiens, cliquez ici.

Débat autour d'Un monde sans fous ? : http://www.dailymotion.com/video/xfvwc4_le-debat-1_school

10:07 Écrit par anormopathe dans Vidéos, audio | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/05/2011

VOYAGE AU CŒUR DE LA PSYCHIATRIE (Alexis Fricker)

VOYAGE AU CŒUR DE LA PSYCHIATRIE

par Alexis Fricker


Pourquoi avoir fait le choix de traiter de la psychiatrie ? Pourquoi cet angle bien précis, celui de l’humanisation des soins en milieu psychiatrique ? « Simplement pour livrer des témoignages à écouter dans ce travail sonore de 60 minutes, pour faire part aussi de mon regard sur cet univers qui reste très méconnu», explique Alexis Fricker, journaliste radio (France Info / France Bleu) qui livre en exclusivité pour Europeus cette série documentaire réalisée en 2006 en Gironde.

« Autre objectif : Donner à entendre dans ces dix épisodes plusieurs points de vue très intéressants, révoltants parfois, touchants, mais toujours saisis au plus près de l'action et de sa réalité. Il y a les psychiatres et les infirmier(e)s encore en exercice ou à la retraite, l'ancienne patiente aujourd'hui en psychothérapie, d'autres patients au sein de structures alternatives de soin, des proches de patients sous traitement, tous rencontrés et côtoyés pendant six à huit mois en Gironde et essentiellement à Bordeaux.

Ce travail, c'est aussi le dégoût d'une vision actuelle de la société face à ceux qu'elle appelle des fous. La folie, fort justement, interroge la société qui refuse de la voir et de lui répondre, comme le fou nous interroge sur notre condition. Bien souvent, on ne le considère pas, commettant là un acte inhumain. Et cette inhumanité, voilà qui est beaucoup plus grave et choquant, même certains professionnels du secteur, certains psychiatres (bien souvent les mandarins), en sont imprégnés. Et ils l'appliquent sans scrupules car le malade devient un simple matricule, un symptôme, une pathologie, et perd son statut d'être humain.

Nous voilà donc bien loin de l'acception première de l'asile, de la vision humaniste du philosophe Michel Foucault dans son ouvrage L'histoire de la folie à l'âge classique, teinté de préceptes jadis défendus par Erasme dans son Eloge de la folie ou par Sébastien Brant dans La Nef des fous.

Quant à Jean Oury, le directeur-fondateur de l'illustre clinique de La Borde dans le Loir et Cher, c'est sûrement lui qui porte le regard le plus éclairé, le plus humain sur les soins en psychiatrie. Extrait d'une interview réalisée en 2002 par Nicolas Philibert à l'occasion de la sortie en DVD de son documentaire La moindre des choses (1995), sur le fonctionnement de cette clinique : « Pour travailler là-dedans, il faut être balayeur et pontonnier et savoir aussi rendre sa propre présence la moins dangereuse possible pour les patients et soi-même. En fait [...], on cherche à répondre à une question : comment être le moins nocif possible ? [...] L'ambiance est ultra-importante et ce n'est pas pareil d'être enfermé pendant des mois ou attaché dans une cellule comme ça se développe aujourd'hui que d'être dans un système de clubs avec une liberté d'action et d'allées et venues en ayant de petites responsabilités [...] Ca compte dans le traitement de la psychose car ces gens sont dispersés, disloqués, ils s'attachent aux petits détails qui ne se voient pas forcément. Il faut donc être vigilant quand on est soignant, être veillant et l'ambiance joue un rôle crucial dans la maladie. C'est idem pour un gosse à qui on ne parle pas ou bien à qui on parle de manière niaise. Tout ce qu'on fabrique, c'est de l'atrophie cérébrale. Et pour les schizophrènes et les psychotiques, c'est pareil ».

Ce que nous offre Alexis Fricker est un reportage en dix épisodes, en dix jours de diffusion. Un document rare, unique. Histoire d’aller plus au fond des choses sur un sujet de société souvent tu, qui touche la France mais aussi l’ensemble des pays européens. Bonne écoute.

Episode 1/10 (6'09)

Descriptif de la situation de la psychiatrie française après la seconde guerre mondiale et l'avènement du premier neuroleptique, le Largactil. C'est aussi l'époque des asiles puis de courants de désaliénation avec l'antipsychiatrie et la psychothérapie institutionnelle prônées par des psychiatres qui ont révolutionné la discipline : Tosquelles, Bonnafé, Daumézon, Oury. Cet épisode est enfin l'occasion de brosser un tableau assez sombre de l'actuelle psychiatrie.



Voyage au coeur de la psychiatrie épisode 1 par europeus

 

SOURCE

16:13 Écrit par anormopathe dans Articles, Vidéos, audio | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/05/2011

Sainte-Anne, hôpital psychiatrique (Ilan Klipper)

SAINTE-ANNE, HÔPITAL PSYCHIATRIQUE
Un film de Ilan Klipper - 88' (2010)



Paris, hôpital Sainte-Anne, unité de soins intensifs psychiatriques.

Les malades déambulent hagards. Le temps est suspendu. Les journées sont rythmées par les soins. Isolement, consultations, neuroleptiques, électrochocs et contention font partie de la cure. Le personnel soignant administre les traitements et assure le bon déroulement de la vie quotidienne.

Dans ce couloir coupé du monde extérieur, le patient attend de retrouver sa liberté. Le médecin se bat contre la maladie mentale, un mal qui lui échappe, et qu’il tente à tout prix de dominer.

 


Sainte-Anne, hôpital psychiatrique | partie 1 par thierryt82


16:09 Écrit par anormopathe dans Vidéos, audio | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |